
2025 · Une petite ferme, en mode champêtre
On est le gang des animaux domestiques. En 2025, on a un peu triché : on a emmené tout le monde dans une petite ferme, avec des chevaux, des chèvres et un cochon. Personne ne s'y attendait, et c'est devenu l'édition dont on parle le plus.
Après l'arboretum et ses grandes allées, on avait envie de quelque chose de plus brut. Moins de décor à couper le souffle, plus de vie. On a trouvé une petite ferme, en mode champêtre : de la paille, du bois, des clôtures, de la boue quand il pleut.
Et surtout, des habitants.
La plupart des participants n'avaient jamais photographié autre chose que des chiens et des chats. Ils ont découvert en une matinée que tout ce qu'ils savaient ne s'appliquait plus.
Un cheval ne s'assoit pas. Il ne regarde pas l'objectif parce qu'on agite une friandise. Il faut reculer, changer de focale, apprendre à composer avec un animal qui fait trois fois ta taille et qui décide seul du moment. Les chèvres, elles, ne tiennent pas en place plus de quatre secondes et grimpent sur tout, y compris sur les sacs photo.
On a vu des photographes très à l'aise redevenir débutants pendant deux heures. C'était magnifique à regarder.


Photos d'illustration — les archives de 2025 arrivent bientôt
On avait prévu les chevaux comme point fort du week-end. C'est le cochon qui a gagné.
Il était curieux, il venait renifler les objectifs, il se couchait dans la lumière au moment précis où il ne fallait pas — ou exactement là où il fallait, selon les avis. Il y a eu une file d'attente pour le photographier. Une vraie. Sur un week-end de photographie animalière, la file la plus longue était devant un cochon.
Ce sont ces images-là qui ont le plus tourné après l'événement. Parce que personne, dans les portfolios de photographie animalière, n'a de cochon.
2025, c'est aussi l'édition où on a ouvert une partie vidéo pour la première fois. On hésitait : est-ce que des photographes ont envie de filmer ?
Réponse : oui, beaucoup. Entre les réseaux qui poussent le format, les clients qui le demandent et l'envie de raconter autrement, une bonne partie des participants avait déjà essayé dans son coin sans oser en parler. Ils sont repartis avec des bases, des réglages, et des séquences tournées sur place.
On est venus photographier des chiens. On est repartis avec un portfolio qu'on n'avait pas prévu.
Qu'on progresse plus vite quand on est déstabilisé. Deux jours à photographier ce qu'on maîtrise déjà, c'est agréable. Deux jours face à un cheval qui n'en fait qu'à sa tête, c'est autre chose — et c'est de là que sortent les images dont on se souvient.
Depuis, chaque édition cherche cet effet-là : un décor, un modèle ou un format qui oblige à revoir ses habitudes.
La prochaine
Nouveau lieu, nouveaux modèles, et sans doute encore quelques surprises à quatre pattes. Deux jours seulement, des places limitées, et une billetterie qui ouvre plusieurs mois à l'avance. Ceux qui attendent l'annonce publique arrivent souvent trop tard.